La relève
La relève
En 2026, la relève agricole dans le secteur des grains au Québec traverse une période de transformation profonde. Alors que les grandes cultures demeurent l'un des piliers de notre autonomie alimentaire, la nouvelle génération de producteurs doit composer avec des enjeux économiques et environnementaux de plus en plus complexes.
Un portrait dynamique et diversifié
Le secteur des grains est le deuxième pôle d'attraction pour les jeunes agriculteurs québécois, juste après le secteur laitier. On observe une progression notable de la mixité : les femmes représentent désormais environ 29 % de la relève de moins de 40 ans. Ces jeunes entrepreneurs sont plus instruits que leurs prédécesseurs (plus de 80 % détiennent un diplôme postsecondaire) et apportent une vision axée sur l'innovation technologique et la gestion durable des sols.
Des défis financiers et climatiques majeurs
L'établissement en grandes cultures exige aujourd'hui une résilience exceptionnelle face à deux obstacles principaux :
- L'accès au capital : La hausse fulgurante du prix des terres agricoles et des taux d'intérêt rend l'acquisition d'actifs extrêmement périlleuse. Environ 44 % de la relève doit maintenir un emploi hors ferme pour assurer la viabilité financière de l'entreprise.
- L'instabilité climatique : Les saisons 2024 et 2025 ont été marquées par des conditions météo difficiles (pluies excessives, semis tardifs), entraînant une baisse des rendements et une hausse des réclamations d'assurance récolte.
Malgré tout, la passion et la volonté d'innover de la relève assurent la pérennité de la production de grains du Québec.